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01/10/2004 à 18:23
Message
#1
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Habitué ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 292 Remerciement(s): 0 Inscrit: 28/06/04 Membre No.: 654 Ville : Tours 37 Véhicule(s) : 406 2,1Td de 1996 |
"Notre fille de 16 ans revenait de classe sur son cyclomoteur.
Un chauffard, nous devrions plutôt dire un assassin, qui conduisait en état d'ivresse et à une vitesse excessive a percuté le cyclomoteur par l'arrière et a roulé sur notre fille. Notre fille unique est décédée le soir même à l'hôpital. Nous étions désemparés, brisés, anéantis. Après l'enterrement de notre fille, nous avons décidé de nous battre, pour la mémoire de notre enfant, pour qu'il ne soit pas mort pour rien. Mais, que faire ? ... nous ne voulions pas de cette aumône mais le châtiment du conducteur. L'assurance du conducteur responsable de l'accident nous a rapidement contactés pour nous proposer de nous indemniser, c'est à dire de nous donner une somme d'argent, dérisoire d'ailleurs, car en France, la vie d'un enfant ne vaut rien. De toute manière nous ne voulions pas de cette aumône mais le châtiment du conducteur. Nous avons connu la F.N.V.R. par Internet. Nous avons pris contact avec cette Association et longuement parlé avec des bénévoles et son président qui, lui aussi, a perdu un fils dans un accident de voiture. Ensemble, nous avons décidé de nous battre pour notre fille et pour tous les autres enfants en danger sur nos routes. Nous avons obtenu une condamnation du chauffard de 30 mois de prison dont 12 mois de prison ferme. Bien entendu, le conducteur a fait appel de cette décision. Peu importe, tôt ou tard, il devra accomplir sa peine." [COLOR=blue] |
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01/10/2004 à 18:34
Message
#2
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Habitué ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 292 Remerciement(s): 0 Inscrit: 28/06/04 Membre No.: 654 Ville : Tours 37 Véhicule(s) : 406 2,1Td de 1996 |
J'aurais du mettre TEMOIGNAGES ...
"Nous avons perdu Sébastien en 1993 alors qu'il circulait à VTT sur une route départementale, il avait 14 ans. Mis à part son age et son mode de transport, il m'a semblé lire notre histoire. Lui aussi a été reconnu responsable, comme si un vélo avait la moindre chance contre une auto, son chauffard allait lui aussi très vite car il était aussi pressé, nous avons refait l'enquête nous-même car le travail avait été bâclé par la gendarmerie qui n'était même pas correctement équipé pour faire cette enquête. Le conducteur a lui aussi porté plainte contre nous car Sébastien (à qui il a été fait une recherche d'alcoolémie post-mortem, mais pas au chauffard) avait abîmé sa sacro-sainte voiture, de nombreuses personnes nous ont également dit qu'il était un danger public, qu'il venait de changer de voiture car il avait détruite la précédente dans un accident. Finalement l'affaire a été classée sans suite par le procureur etnous avons dû nous constituer partie civile, nous nous sommes même fait "sortir" du palais de justice en voulant récupérer le PV. L'instruction a duré 2 ans pour que le procès se déroule entre deux voleurs de poule, et entendre le procureur demander ce que ce pauvre homme faisait dans ce tribunal où il n'était pas à sa place! Voilà, voyez-vous ce genre d'affaire se ressemblent toutes plus ou moins surtout dans leurs suites. Peut-être un jour quelqu'un aura gain de cause, je souhaite que ce soit vous. A ce moment là les mentalités changeront peut-être, il suffira d'une jurisprudence, car la crainte sera là, et tout ce beau monde qui se vante d'appliquer la justice comprendra que nous ne leur demandons pas grand chose, seulement que les coupables soient reconnus comme tel et surtout qu'ils prennent conscience de leurs actes. Merci d'avoir lu mon témoignage, et vous pouvez le constater encore une fois, on peut tuer sur la route sans être inquiété." |
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01/10/2004 à 18:40
Message
#3
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Habitué ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 292 Remerciement(s): 0 Inscrit: 28/06/04 Membre No.: 654 Ville : Tours 37 Véhicule(s) : 406 2,1Td de 1996 |
""Nous avions tous entre 19 et 21 ans. Notre vie a bien failli s’arrêter ce jour là.
Nous revenions d’une bonne soirée, comme on dit à la bonne franquette, nous revenions du casino au retour de nos domiciles respectifs, il était exactement 03H57 lorsqu’un chauffard ivre mort nous a percuté à pleine vitesse en sens inverse. Nous étions sur notre voie pour rentrer quand nous avons aperçu les phares de cette voiture déjà engagée et prête à nous percuter, mon petit ami a eu à peine le temps de se déporter au plus à droite sur une seconde voie du même sens qu’une fraction de seconde plus tard nous étions déjà touchés par le véhicule, mon petit ami a voulu éviter le choc frontal en vain. L’impact a été d’une force inouïe, notre véhicule a tourné et a reculé de plusieurs mètres, on s’est même sentis s’envoler pour ensuite retomber sur un grillage bordant la route. Lorsque je releva ma tête pour m’apercevoir que malgré le choc j’étais toujours vivante, je vis aussi mon petit ami les yeux clos, tête en sang sur le volant, les jambes bloquées sous le moteur. J’ai vu la mort et l’agonie, je suis sortie du véhicule et vis mes amis derrière criant et gémissant, je pensais être la seule survivante de ce cauchemar. J’ai appelé les secours de mon mobile et ne pu que d’écrire les dégâts, pour moi mon petit ami était mort. J’ai crié, crié et encore crié. Mes amis se sont alors tirés hors du véhicule, ils étaient choqués et contusionnés mais se portaient heureusement bien. Sous la douleur de mes cris sans réponses, je vis pourtant le visage de mon ami revivre, il avait perdu connaissance durant l’impact. Il me disait qu’il souffrait, qu’il avait mal à ses jambes coincées sous le moteur, il a commencé à perdre du sang de la bouche et du nez. Je l’ai vu mourir, pour moi il allait mourir. Autant vous dire que c’est une de ces douleurs qui vous marque à vie. Les secours sont arrivés très vite et ont fait un excellent travail. Mon petit ami a été désincarseré au bout de plus d’une heure et demi d’acharnement des pompiers. Ses jambes sont indemnes malgré le choc, nous sommes tous les quatre vivants certes avec des séquelles corporelles plus ou moins importantes selon le cas mais cela n’empêche pas que cet homme a failli nous ôter la vie. J’ai subi une intervention du poignet avec une immobilisation de plus de trois mois, entraînant un suivi de kinésithérapie toujours en cours à ce jour plus de onze mois après l‘accident. Mon petit ami a lui aussi subis une opération de la face pour multiples fractures des parois du nez et du visage. Cet homme avait 1,30 g/l d’alcool dans le sang et a déclaré qu’il ne se souvenait de rien ! Ce même homme sur les lieux de l’accident bien conscient de ce qu’il s’était passé rigolait en soufflant dans son Alcootest ! Nous gardons des séquelles de cet accident. Il nous suivra toute notre vie. Je n’ai que 20 ans et je dois vivre avec ces images et ces bruits, tout ce sang et toutes ces douleurs ancrées au fond de moi. Cependant je ne resterai pas dans le silence et me battrais pour obtenir justice. C’est en restant dans le silence que l’on cautionne de tels actes."" |
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01/10/2004 à 18:44
Message
#4
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Habitué ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 292 Remerciement(s): 0 Inscrit: 28/06/04 Membre No.: 654 Ville : Tours 37 Véhicule(s) : 406 2,1Td de 1996 |
""Dans des conditions météorologiques difficiles, Nathalie a renversé une personne âgée qui a déboulé devant sa voiture. Un accident qui a profondément modifié sa vie.
Je ne voulais pas passer mon permis de conduire, c'est contre ma nature, la vitesse, la mécanique, je n'aime pas la voiture. Pour me faciliter la vie, je l'ai fait finalement. Un soir d'hiver, j'ai proposé à ma soeur de la ramener chez elle avec ses courses. C'était la fin de l'après-midi, il neigeait, pas très fort, plutôt des flocons mêlés de pluie, il y avait un bizarre brouillard, une lumière oppressante, éblouissante et pourtant déjà sombre. Le long d'une rue assez passante, un camion obstruait la chaussée. J'ai freiné pour le dépasser et je me rappelle alors un choc épouvantable et sourd, un visage hagard sur le pare-brise, le coup de frein, j'ai crié, ma soeur également, puis un second choc, un corps qui tombe. Je suis sortie, une dame d'un certain âge était couchée par terre, près d'une roue, démantibulée comme une poupée de chiffon, c'était curieux, elle ne saignait pas. Je me suis approchée et me suis évanouie, légèrement blessée et très perturbée par le spectacle, les dégâts que je venais de causer. Je me suis réveillée à l'hôpital, vivante, mon cauchemar a commencé. Le médecin et mon mari m'ont appris que la dame était morte. J'ai senti à ce moment-là que toutes mes peurs avaient atteint le point de rupture : je vivais et j'avais tué une personne. J'ai alors attendu le procès sereinement, soulagée de payer par la prison; il me semblerait que le châtiment laverait mon péché. Je dis cela comme ça, parce que je ne suis pas croyante, c'était diffus en moi, sauf cette certitude : je devais expier. Le fils de ma victime a été ignoble. A l'époque, je trouvais normal qu'il m'insulte, qu'il me téléphone et m'écrive pour me souhaiter le pire, ça faisait partie du châtiment. Je me suis promis de ne plus jamais conduire. Et de fleurir la tombe de la vieille dame régulièrement, comme si c'était ma mère. Sur le chemin de croix que j'ai entamé, cette visite au cimetière m'apportait des moments de paix. Sinon, je ne dormais plus, je ne travaillais plus, incapable de me concentrer, je pleurais beaucoup, le psychologue m'assurait que le temps apaiserait la douleur. Mais j'ai compris que seules la prison et une reconciliation avec cet orphelin (il était plus âgé que moi) me permettraient de revivre presque normalement. Hélas, le tribunal a estimé que les conditions météorologiques plaidaient en ma faveur, la victime avait surgi de derrière le camion en pleine rue, et on a estimé que je roulais lentement, il y avait des témoins, c'était un malheureux concours de circonstances, j'ai obtenu le sursis. Exactement ce que je ne voulais pas. Le fils de ma victime m'a harcelée, insultée en public. Je ne me défendais pas, je restais muette, je n'avais rien à répondre, après tout, tribunal ou pas tribunal, j'avais tué sa mère. J'ai continué à aller au cimetière, puis j'ai repris le travail. Les années on passé. J'étais très entourée par ma famille et mes amis. Mais quand j'ai été enceinte, j'ai avorté, je n'ai pas voulu qu'un enfant naisse d'une maman assassin. Mon époux m'a supplié de garder ce bébé, je lui ai expliqué que j'acceptais le divorce s'il voulait fonder un vrai foyer. Il est resté auprès de moi, je ne mérite pas un tel cadeau, mais la vie est injuste, n'est-ce pas ? Au cimetière, je parlais à la morte, de tout et de rien, de mes années gâchées, de sa disparition. Je croisais son fils, c'était terrible comme il me traitait quand il me voyait sur la tombe de la vieille dame. J'ai résisté, j'avais l'impression que plus je soignais la tombe, plus la morte m'encourageait à vivre. Peut-être que je me suis inventer une histoire pour me rassurer ? Peu à peu, le fils a cessé de me maltraiter. Il a fallu dix ans pour qu'il consente à me parler, à me pardonner. Mon existence a été totalement boulversée par cet événement. Je n'ai pas eu d'enfant, je suis restée dans la région par respect pour la vieille dame. En fait, à 27 ans, j'ai appris la relativité des choses et aussi une forme de sagesse, comprendre par exemple que ce qu'on nomme le bonheur, ça n'est pas gagner beaucoup d'argent, le dépenser pour les caprices, et mener une vie folle. Le bonheur, ce peut être la tendresse de vos proches qui vous soutiennent dans l'adversité. "" |
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01/10/2004 à 18:46
Message
#5
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Habitué ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 292 Remerciement(s): 0 Inscrit: 28/06/04 Membre No.: 654 Ville : Tours 37 Véhicule(s) : 406 2,1Td de 1996 |
""C'était le matin de Noël...
En ce matin du 25 décembre 2001, les enfants se sont levés de bonne heure, le regard déjà plein d'espérance de toutes les merveilles apportées par Le Père Noël et déposées au pied du sapin. La joie, les sourires, l'instant de frisson de la découverte du cadeau tant désiré. 1 moto téléguidée sans fil, 1 Ken pour pouvoir enfin marier sa Barbie, les rires, l'émerveillement et la magie du matin de Noël, j'espère que vous connaissez ou connaîtrez cela un jour. Puis, parce que la vie reprend son cours, le petit déjeuner, la douche, les préparatifs pour aller passer la journée avec les grands-parents qui n'habitent pas trop loin. A peine à 100 kilomètres de là. Et surtout ne rien oublier. Les cadeaux pour les cousines et cousins, pour toute la famille qui va enfin se retrouver et qui ne c'est pas vue depuis cet été. La route, la pluie, le vent, la grêle. Nous sommes en hiver, il ne faut pas l'oublier. Alors prudemment on lève le pied. N'avons nous pas à protéger notre bien le plus précieux, nos enfants. Et puis, dans la voiture, sur la route, les rires, la joie de Noël est là, toujours présente, bien au chaud malgré la froidure du dehors. Soudain, en haut d'une côte, la fin de tout cela. 1 dixième de seconde qui fait basculer la vie de bonheur en horreur infini. En face de vous, des voitures disloquées, des bruits terrifiants se font entendre, une terreur qui vous saisit, une main qui vous serre le coeur, vous allez étouffer, vous ne pensez plus qu'à sauver la vie de ceux que vous aimez. Réactions, freinage, coups de volant instinctifs. Vous vous retrouvez dans un carambolage. Pas de blessés ? Non, ce n'est pas fini, d'autres voitures arrivent à une vitesse incroyable derrière vous. Vous les voyez dans le rétroviseur. Impuissants. Vous êtes immobilisés. Coincés dans cet enchevêtrement de véhicules démantibulés. Les enfants, les enfants !!! La seule et angoissante pensée. L'odeur, la fumée, les cris. Les gens qui commencent à se dégager des voitures et à s'éloigner en courant comme ils le peuvent avec eux aussi des enfants, des bébés. Le sang qui commence à se répandre sur la route. L'odeur âcre de ce sang qui se mélange à l'odeur de l'essence. Le regard hébété des enfants que vous continuez malgré tout à essayer de retirer de cet enfer. La suite, je ne peux pas trop la raconter. Trop d'images, de sensations, la violence a dominé ces instants. Les pompiers, les ambulances, les heures d'attente dans le froid ou quelques minutes seulement. Le bruit des instruments de désincarcérations pour les pauvres malheureux qui n'ont pu être sauvés. Et aussi le bonheur égoïste de voir les siens indemnes près de soi. Et la honte de ce bonheur face aux pleurs de ceux qui ont perdu quelqu'un de cher. Tout cela est indescriptible, horrible, comment expliquer cela à des enfants de 5 et 8 ans, comment maintenant les aider à ne pas faire des cauchemars toutes les nuits prochaines. Cela c'est passé un matin de Noël en Bretagne, mais aurai très bien pu arriver chez chacun de vous. Vous me direz peut-être pourquoi : " lettre aux assassins" ? Assassin, celui qui roulait avec un taux d'alcoolémie supérieur à la moyenne. 0% d'alcool devrait être le seul taux autorisé. Assassin, celui qui roulait à une vitesse largement supérieure à la moyenne sur une route mouillée et à moitié verglacée. Assassin, celui qui roulait sans aucun respect du code de la route... en s'amusant à doubler par la droite et à faire du gymkhana entre des voitures. Assassin, celui qui roulait avec une totale indifférence des autres vies humaines. Assassin, celui qui à une arme entre les mains. Son volant. Et qui s'en fout éperdument. Je ne veux même pas savoir quel est le genre de cet assassin. Cela n'y changera rien. Qu'il soit vivant ou parmi les victimes m'importe peu. Tout ce que je sais c'est que ma seule idée maintenant va être d'essayer de faire oublier cette journée à mes enfants. Vous rendez-vous compte. Essayez de leur faire oublier un Noël... "" |
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01/10/2004 à 18:47
Message
#6
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Habitué ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 292 Remerciement(s): 0 Inscrit: 28/06/04 Membre No.: 654 Ville : Tours 37 Véhicule(s) : 406 2,1Td de 1996 |
""La voiture une nouvelle arme pour tuer. Le 14 juillet, alors qu'ils prenaient la route pour aller voir le feu d'artifice de OISSEL, les trois occupants d'une Citröen AX ont trouvé la mort. Ils ont croisés sur leur chemin deux BMW qui faisait la course à 180 km heure sur une petite route, limitée à 50 km/h. Dans cette voiture se trouvait mon fils âgé de 24 ans. Il aurait eu 25 ans le 30 août. Une heure avant le drame, ses dernières paroles au téléphone :
- Je t'aime ma petite mère. Et puis la mort. Depuis, je cherche, je suis perdue, j'avance pour mes filles, mon mari et l'envie de me battre pour que la mort de mon fils et des autres ne soient plus un fait banal."" |
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01/10/2004 à 18:51
Message
#7
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Habitué ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 292 Remerciement(s): 0 Inscrit: 28/06/04 Membre No.: 654 Ville : Tours 37 Véhicule(s) : 406 2,1Td de 1996 |
""Le gamin gît sur le sol. Son cartable d’écolier est ouvert et ses cahiers sont éparpillés sur la chaussée.
Quand nous arrivons, quelques badauds au visage blême se tiennent autour de lui, sans oser l’approcher. Son petit corps est disloqué et sa bouche dessine un rictus. Celui de la douleur. Le petit veut bouger, se lever, mais aucun de ses membres ne répond. Il ne peut même pas pleurer et pourtant il en a envie. Le silence est glacial et ce petit bonhomme silencieux, étendu sur le côté, qui ne pleure même pas… Je tiens sa petite tête en lui chuchotant dans l’oreille des mots d’encouragement. Il en a du courage le petit, il a mal, très mal. Si seulement il pouvait se plaindre. Seuls ses yeux me parlent. Nos regards ne se lâchent pas et je sens qu’il se raccroche au mien de toutes ses forces. Puis les ambulanciers arrivent sirènes hurlantes. Le médecin fait l’examen du petit corps. Les traits de son visage se crispent. Son inquiétude est perceptible et en dit long sur l’état du petit. Les minutes passent comme une éternité avant que le gamin prenne place dans l’ambulance. Les souffrances atténuées par la morphine du médecin, son corps est installé sur une civière à matelas gonflant. Ses yeux se ferment. … Avec mon collègue policier, nous devons procéder au constat. Connaître les raisons. L’automobiliste touché par ce drame est livide. Il ne comprend pas comment cela a pu se passer. Il ne roulait pas vite, à 60 km/h maximum. C’est vrai que le tronçon de route est limité à 50 km/h, mais la route est large et la visibilité excellente, alors… Il ne comprend pas. Il était attentif, il ne téléphonait pas, il regardait sa route, il était heureux. Soudain, un petit gamin surgit de nul part s’est élancé devant lui. Il a freiné de toutes ses forces mais sa maudite voiture équipée d’ABS ne s’arrêtait pas. Impuissant, il voyait l’enfant se rapprocher de son capot. Il a bien donné un coup de volant pour l’éviter, mais… Il a entendu un bruit sourd et sinistre qu’il n’oubliera jamais. Il a vu le petit s’envoler par dessus sa voiture et retomber lourdement. C’est horrible. Il ne comprend pas. Il ne roulait pas vite. Il conduit depuis vingt ans sans accident et il n’a rien pu faire. Pourquoi est-ce arrivé à lui, pourquoi ? Autant de questions sans réponse. Le lendemain on pouvait lire dans le journal, Le petit écolier percuté par une voiture sur le chemin de l’école hier après-midi, n’a pas survécu à ces blessures. Il est décédé quelques heures après son admission à l’Hôpital. L’automobiliste que nous n’accablerons pas n’était pourtant pas un chauffard. Mais il s’en voudra toute sa vie d’avoir roulé à 60 km/h au lieu de 50 km/h. Il a tué un petit bonhomme, anéanti une famille, des amis et des copains et lui... il devra vivre avec ça."" |
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02/10/2004 à 19:34
Message
#8
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Habitué ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Membres Messages: 292 Remerciement(s): 0 Inscrit: 28/06/04 Membre No.: 654 Ville : Tours 37 Véhicule(s) : 406 2,1Td de 1996 |
Salut a tous décidement mes sujets ne font plus réagir je suis un peu déçu...
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02/10/2004 à 19:45
Message
#9
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![]() Petit scarabé ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe: Super membres Messages: 8149 Remerciement(s): 1 Inscrit: 03/05/04 Membre No.: 267 Ville : Planète Terre Véhicule(s) : Laguna mazout |
Ce n'est pas qu'ils ne font pas réagir. Pour ma part, j'essaye de m'en remettre. Que peut-on dire face à ces témoignages? Que ça fait froid dans le dos? Qu'on est de tout coeur avec ces personnes? Bref, le genre de réponse bateau qui veut tout et rien dire et qui ne me plaît pas. Dans ces conditions, je préfère lire et ne rien dire. J'estime que les témoignages sont assez clairs et foutent des claques suffisament violentes. Parfois, le silence est plus violent que les mots! |